Référence absolue en matière de « survival horror », Resident Evil n’a cessé de se renouveler depuis ses débuts en 1995 sur PlayStation. Après une légère baisse de rythme (voir le 6ème opus…) la série de Capcom fait un comeback fracassant grâce à la vue subjective et à sa compatibilité avec le PS VR de la PlayStation4 pour une immersion en réalité virtuelle. Avec déjà 2.5 millions d’unités écoulées rien qu’au lancement, nul doute que ce 7ème épisode fera date !

Disponible simultanément sur PC, PlayStation4 et Xbox One, depuis le 24 janvier 2017, « Resident Evil 7 » entend jouer avec nos peurs… De fait, Capcom amorce avec ce nouveau volet une immersion inédite dans l’horreur grâce à l’arrivée de la vue subjective (façon FPS) et la compatibilité avec le casque de réalité virtuelle de Sony (le fameux “PS VR”). Déjà bien rodée en la matière, l’équipe en charge du projet nous a concocté un background oppressant à souhait et une aventure qui prend aux tripes à l’instar des meilleurs films d’épouvante. Attention aux plus jeunes : la norme PEGI 18+ est justifiée tant la violence est omniprésente et l’hémoglobine abondante. Le tout est également porté par un travail d’orfèvre en matière d’ambiance, grâce à une bande-son immersive et nombre de décors plus sombres et angoissants les uns que les autres. A ce propos, les éclairages sont particulièrement travaillés et propices à glacer le sang. Comme l’espéraient les fans, le résultat est glauque à souhait avec un niveau de “trouillomètre” rarement atteint dans un jeu vidéo.

Manette en main, nous avons immédiatement été conquis. L’immersion opère quasiment instantanément avec un moteur graphique 3D impressionnant qui confère au jeu un univers réaliste et fourmillant de détails qui crédibilisent l’immersion. Que l’on connaisse ou non la saga, les manipulations sont parfaitement intuitives et plusieurs niveaux de difficultés sont proposés. Concernant le pitch, vous incarnez Ethan qui vient de retrouver la trace de sa compagne Mia disparue il y a 3 ans… Alors que notre héros la croyait morte, il la retrouve perdue dans une ferme isolée au milieu d’un bois. Une fois sur place, les fans de la saga retrouveront bien des similitudes avec le mythique Manoir du premier volet sur PlaStation1 (1995). Avec des couloirs oppressants, des salles sombres et crasseuses qui confèrent au jeu une atmosphère propice à tomber nez à nez avec un psychopathe armé d’une tronçonneuse ou d’une hache… Au fil de l’exploration introductive vous récupérerez une K7 VHS et visionnerez son contenu. Ce qui permet – comme dans la démo de “Resident Evil 7” – d’incarner le caméraman d’un petit groupe de pseudo-journalistes venu tourner un documentaire dans cette maison abandonnée. Le fait est qu’ils récolteront plus que le “scoop” escompté. De fil en aiguille, les premières minutes d’exploration multiplient les tours de force pour nous plonger totalement dans cet univers virtuel horrifique. Avec une excellente gestion de caméra, nous progressons à tâtons et la peur au ventre dans cette succession de couloirs. Finalement, Mia est belle et bien là, allongée sur le lit d’une cellule. Mais les retrouvailles seront de courte durée… Afin de ne pas éventer la trame scénaristique nous n’en révélerons pas plus, mais retenez que Capcom démarre très fort. L’introduction est mémorable et ravira autant les fans de films d’épouvante que des précédents volets de la franchise…

Aurez-vous le courage d’enfiler votre casque PS VR ?

Techniquement, les développeurs réalisent un coup de maître. La progression est dynamique et multiplie les ambiances glauques avec talent, malgré quelques ficelles classiques dans ce registre. En VR ou sans, les différents lieux foisonnent de détails. Les textures HD font honneur aux possibilités techniques disponibles en 2017. Éclairages dynamiques, modélisations soignées des personnages, mais surtout une mise en scène cinématographique à souhait ! Si déjà – par défaut – le jeu n’est pas à conseiller aux cardiaques, le fait d’y jouer avec le casque PS VR accentue encore la frayeur qu’il procure. Ȃmes sensibles s’abstenir… D’un point de vue hardware, les consoles PS4 et Xbox One offrent un résultat visuel d’excellente facture. Même si, sur la console de Microsoft, nous avons constaté de légers ralentissements de temps à autre. Quant à la version PC, elle exige de posséder un ordinateur relativement puissant avec a minima un processeur Intel i5, 8go de mémoire vive et une carte graphique de type GeForce 760 ou AMD Radeon R7. Après quelques heures à explorer les lieux, nous vous recommandons chaudement ce 7ème opus. De loin le meilleur de la série, car le plus effrayant. Nul doute que le passage à la vue subjective sera perçu comme un changement de cap à 180° par les puristes, mais il faut reconnaitre que le résultat ne laissera personne de marbre. Quant à l’action, Resident Evil 7 reste assez classique, avec les différentes armes à collecter, les items à combiner (comme dans les précédents opus), les casse-têtes, les systèmes de clés et les pièges habituels. Capcom a clairement su faire évoluer la série sans la dénaturer. Mission accomplie ! Et l’on en redemande…

Note : 17/20 

Déjà appréciée des fans de “survival horror”, la série de Capcom monte encore d’un cran avec ce 7ème volet. Le passage à la vue subjective apporte un degré d’immersion spectaculaire et glace le sang tout en jouant en permanence avec nos nerfs. La compatibilité avec le casque PS VR de Sony est une excellente initiative, même si – par défaut – le résultat est déjà particulièrement impressionnant. Novateur tout en reprenant bon nombre d’éléments classiques aux Resident Evil, ce nouveau volet nous a conquis. A découvrir d’urgence, mais attention à la norme “PEGI 18+”, car vu le niveau de violence et quelques passages “gores” mieux vaut ne pas la prendre à la légère.