Nouvelle déclinaison de la marque de feu « Tom Clancy », ce nouveau jeu d’action-aventure en monde ouvert est à ce jour le plus ambitieux de l’éditeur français, Ubisoft. Doté d’une réalisation visuelle à couper le souffle, d’un gameplay nerveux et jubilatoire – avec une grande liberté d’action – « Wildlands » est assurément l’un des chefs d’oeuvre de l’année 2017. Reste à ne pas négliger la norme “PEGI 18+”, car le vocabulaire est fleuri et la violence omniprésente, comme souvent pour ce genre de production “mature”. Vous voilà prévenu !

Après une période de « bêta ouverte » qui a rassemblé fin février pas moins de 6,8 millions de joueurs, nous attendions impatiemment la sortie de « Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands ». Et pour pouvoir enfin explorer – sans limite – la Bolivie, revue à la sauce Ubisoft. Pour l’heure, disponible exclusivement sur PlayStation4 et Xbox One (la version PC sortira par la suite), le nouveau jeu de l’éditeur français a confirmé son efficacité et s’annonce bien parti pour figurer parmi les immanquables de l’année. Très vite, « Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands » nous a conquis par son vaste monde ouvert, finement modélisé en haute définition, et ses somptueux effets météorologiques. Mais aussi un sentiment de « vie » grisant qui devrait plaire aux fans de GTA V (Rockstar) ou plus récemment de « Watch Dogs 2 » (également réalisé par Ubisoft). Avec trois studios français aux commandes, le résultat se révèle de haute qualité à tous les niveaux. Réalisation HD, gameplay coopératif (jusqu’à 4 ), mise en scène soignée, scénario inspiré… Tout est fait pour nous immerger dans cette aventure, riche en testostérone, au pays des narco-trafiquants ! Le scénario nous plonge donc en Bolivie, dans un futur proche.

Le pays est devenu le plus grand producteur de cocaïne de la planète. Un cartel (connu sous le nom de Santa Blanca) s’est allié au gouvernement corrompu afin de transformer le pays en « narco-État ». Dirigé par un chef aussi redoutable que charismatique, l’organisation criminelle semble vouer à un bel avenir… C’est sans compter avec l’Opération “Kingslayer” mise au point par la CIA et les Forces spéciales américaines. Son intervention musclée fait suite à l’assassinat d’un agent infiltré de la DEA et à un attentat à l’ambassade américaine de La Paz. En réaction, l’unité d’élite « Ghost » est déployée derrière les lignes ennemies avec pour objectif de semer le chaos et de mettre un terme à l’alliance entre le Cartel et le gouvernement bolivien. C’est avec cette trame scénaristique que l’on s’immerge dans les magnifiques paysages verdoyants recréés par Ubisoft. Des paysages qui ne vont pas sans rappeler ceux de l’illustre “FarCry” ou du premier “Crysis”. Bien documentés, les développeurs se sont, de surcroît, rendus sur place afin d’approfondir leur vision des environnements, architectures et de la population. Il en résulte un rendu proche du photo-réalisme avec, en prime, d’excellents effets d’ombres et de lumières. À ce propos, nous avons constaté une nette amélioration des graphismes entre la bêta et la version commerciale (PS4) que nous a envoyé Ubisoft. Mais “Ghost Recon Wildlands” est bien plus qu’une démonstration technologique…

Un pur plaisir pour les fans d’action

Outre son background atypique et ses graphismes envoûtants, « Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands » s’avère très simple d’accès. Les commandes sont intuitives et l’on apprécie la variété des actions : exploration, courses poursuites, éliminations furtives, libération d’otages, assauts musclés… Vous ne risquez pas de vous ennuyer ! Bien vu aussi, les nombreux véhicules : voitures, motos, camions, hélicoptères, bateaux… Mais aussi l’utilisation de drones pour identifier les cibles et coordonner les actions de votre escouade. Le système d’ordre est également intuitif et parfaitement adapté à ce type de jeu fortement orienté coopératif. Le look de votre personnage (homme / femme) est important pour l’aspect multijoueur. À ce propos, en début de partie, il vous faut commencer par créer votre avatar, via un éditeur de personnages très intuitif, baptisé “CharacterSmith”. Lequel permet de choisir de nombreux détails : sexe, visage, pilosité, cheveux, tatouage, vêtement, etc. Ensuite : place à l’action ! Vous serez d’abord héliporté sur le terrain pour votre première mission.

A vous d’éliminer des narcos-trafiquants et de réinterroger votre cible. Cette entrée en matière vous conduira rapidement à faire une virée en voiture pour rejoindre le second théâtre d’opération où il faudra, cette fois, procéder à une libération d’otage(s) avant de récupérer un hélicoptère et un premier fusil à lunette. Rapidement, on s’émerveille des commandes tactiques pour commander le groupe (géré par l’IA) ou rejoindre les parties en ligne via les serveurs d’Ubisoft. L’autre point fort du jeu réside dans son habile mélange des genres. Avec, notamment, la vue subjective – façon FPS – lorsque l’on passe en mode visée (précise). Ce qui complète bien la vue principale à la 3e personne avec votre avatar “vu de dos”. Les véhicules sont également nombreux sur la map et contribuent au spectacle avec des phases d’action épiques qui n’ont rien à envier à GTA !

Mais le plus époustouflant reste ce vaste monde ouvert à explorer librement. Pour preuve, dans son dossier de presse, l’éditeur annonce avoir intégré pas moins de 7 millions d’arbres, buissons et rochers, 800 km de routes, 26 boss, 21 régions, 11 écosystèmes et plus de 150 lieux uniques. Manette en main, le dépaysant est total ! Outre le côté artistique, « Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands » est, à ce jour, le plus grand monde ouvert jamais créé. Comme avec « Watch Dogs 2 », les développeurs ont tout fait pour insuffler un sentiment de « vie » et la magie opère ! On croise des animaux, des villageois ou encore d’innombrables véhicules qui sillonnent les routes boliviennes.

Une liberté totale

Ce gigantesque monde regorge de missions (principales et annexes) que vous pouvez effectuer dans l’ordre de votre choix. L’exploration est également centrale avec la mise à disposition (quasi- immédiate) d’un hélicoptère. Côté styles de jeu, là encore Ubisoft nous laisse libre d’opter pour la furtivité (avec l’aide de drones) ou, au contraire, de foncer dans le tas lors d’assauts musclés. Si le début de partie n’est pas inintéressant, avec déjà quelques armes et véhicules, le soft propose – pour le moment – plus de 50 armes différentes et une bonne centaine d’accessoires (lunettes, chargeurs, crosses, canons, etc.). Soit plus de 10 000 combinaisons ! Quant aux véhicules, ils sont au nombre de 60. Très appréciable en regard de la surface à parcourir. En conclusion, si vous aimez les jeux d’action et plus encore les “mondes ouverts”, cette nouvelle création des studios Ubisoft est faite pour vous.

Note : 17/20

Attendu de pied ferme par tous les fans de jeux d’action-tactique coopératifs en monde ouvert, “Tom Clancy’s Ghost Recon Wildlands” confirme le savoir-faire d’Ubisoft en la matière. Doté d’une réalisation visuelle spectaculaire et d’un gameplay riche et propice à la liberté, ce nouveau TFP regorge de missions où l’action survoltée domine. Efficace en solo comme en coopération (jusqu’à 4) “Ghost Recon Wildlands” est indéniablement l’un des meilleurs divertissements matures de cette année 2017. À ce propos, mieux vaut ne pas négliger la mention “PEGI 18+” car le vocabulaire fleuri n’est pas adapté aux oreilles prudes.

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