Disponible au Japon depuis 2015, « Yakuza Zero » arrive enfin en Europe sur PlayStation4. Connue dans nos contrées des amateurs de « beat’em all », la série est l’une des pépites “matures” de l’éditeur SEGA. Immergé en 1988 sous les traits du jeune Kazuma Kiryu, accusé d’un crime, vous allez devoir innocenter notre héros tout en évoluant dans l’univers de la mafia. Un opus captivant qui mérite le détour !

Nouvelle création de Toshihiro Nagoshi (Ryu ga Gotoku Studio), « Yakuza 0 » est disponible en Europe depuis le 24 janvier 2017. L’occasion pour nous de découvrir (enfin) le préquel de la série sur PlayStation4 ! Focalisé sur deux personnages clés, Kazuma Kiryu et le borgne Majima Goro, ce nouvel opus ne devrait pas manquer de vous captiver pendant des dizaines d’heures dans l’univers de la mafia japonaise des années 80, avec pour trame de fond l’accusation (à tort) de Kazuma Kiryu. Le scénario est efficace et permet aux fans d’approfondir le background de la saga. Clé de voûte des jeux vidéo « Yakuza », cette mouture 2017 bénéficie d’une mise en scène soignée qui n’a rien à envier aux films du genre. Techniquement, la PS4 est habilement optimisée pour une immersion jouissive dans le monde de la pègre. Décors, personnages, effets d’ombres et de lumières… Tout est fait pour sublimer l’action et la personnalité des protagonistes. Comme dans les précédents volets, il est possible de visiter en HD plusieurs quartiers de Tokyo, dont des boutiques foisonnantes de détails ! Les quêtes sont nombreuses et évoquent un peu l’illustre « Shenmue » (dont le 3ème opus est en préparation). La prise en main ne pose pas de problème particulier. En revanche, notez que le soft est uniquement disponible en Japonais sous-titré anglais. Les réfractaires à la langue de Shakespeare auront donc un peu de mal à suivre les subtilités du préquel.

Bienvenue dans la jungle de néons

En compagnie des héros de la saga, il faut combattre et évoluer dans les quartiers sordides tenus par la mafia. Fait certain : les environnements contribuent grandement à l’immersion et devraient plaire aux amoureux du pays du Soleil Levant… Riche et dynamique, “Yakuza Zero : The Place of Oath” nous plonge à Tokyo en 1988, à l’époque où Kryu effectue son ascension au sein des Yakuzas de la famille Dojima. L’avenir semble lui sourire, jusqu’à ce que l’on lui fasse porter le chapeau après un recouvrement de dette qui a mal tourné. Parallèlement à cette mésaventure – qui conduit notre héros à se battre pour laver son honneur -, Goro Majima souhaite entrer dans la pègre après s’être fait une réputation en dirigeant un cabaret à Osaka. De fil en aiguille, nous assistons à une succession de combats spectaculaires, avec des boss ardus, des combos et coups spéciaux impressionnants et un petit côté RPG agréable qui s’inscrit dans la continuité des précédents opus. Certes, avec une sortie en 2017, le soft n’est pas une démonstration technologique du potentiel de la PS4, mais le résultat reste plaisant. Les fans et les profanes apprécieront ce “beat’em all” de haut vol. Quant aux plus jeunes, attention à ne pas passer outre la recommandation PEGI 18+, car le soft est sanglant et s’adresse exclusivement à un public mature. De notre point de vue, “Yakuza Zero : The Place of Oath” est une franche réussite, tant sur le fond que sur la forme. Le fait d’approfondir les origines des principaux protagonistes renforce encore l’intérêt de cette excellente série “made in SEGA”. À ne pas manquer si vous avez déjà aimé les précédents opus…

Note : 16/20

Quel plaisir de retrouver les personnages-clés de la série Yakuza dans le cadre d’un préquel qui nous présente leurs origines ! Toujours aussi nerveux et violent, “Yakuza Zero : The Place of Oath” est un excellente “beat’ em all” mature et sanglant. La progression dans les différents quartiers de Tokyo ravira les inconditionnels du Japon, avec ses décors foisonnants de vie et d’impressionnants détails. La trame scénaristique est également une réussite au point d’évoquer le 7 ème art. Reste que, pour en bénéficier, il est impératif d’avoir quelques bases d’anglais, car le jeu n’est proposé que dans la langue de Shakespeare.

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