Déjà connu de la communauté PC, « Cities Skylines » fait son comeback sur Xbox One, avec une version spécialement optimisée pour la console de Microsoft. Alors que les « city builders » sont peu nombreux, cette initiative devrait ravir bien des amateurs de jeux de gestion ! Reste à voir si ce portage est une réussite et si la prise en main se révèle aussi intuitive qu’à la souris ?

Alors qu’Electronic Arts a délaissé « Sim City », son concurrent « Cities Skylines » (distribué par Koch Media) revient en force sur Xbox One. Disponible depuis le 21 avril 2017, ce portage Xbox One dépoussière avec brio la version pour ordinateur (Mac et PC) parue en mars 2015 avec, en prime, une optimisation de l’affichage et une prise en main adaptée pour la manette de Microsoft. Cette édition Xbox One regroupe également le jeu de base, les DLC et l’extension « After Dark ». Pour le reste, les amateurs de “city builder” ne seront pas dépaysés. Ils pourront se lancer – en qualité de Maire – dans la création d’une ville et décider de tout ! Avec, au choix, une gestion économique exigeante (à l’instar du mythique “Sim City”) ou le mode “bac à sable” et ses crédits infinis. Idéal pour réaliser la ville de ses rêves. Dans tous les cas, “Cities Skylines – Xbox One Editon” est plutôt intuitif et toute la famille pourra se lancer dans l’aventure. Les barres d’outils (en bas de l’écran) sont ergonomiques et nous offrent une pléthore d’options : routes, réseaux électriques, centrales, zones résidentielles, commerciales ou industrielles, casernes de pompiers, commissariats, etc. Nous retrouvons un contenu classique dans la continuité de tout bon simulateur de gestion de commune. Il est vrai qu’en la matière les créateurs de “Cities Skylines” ne sont pas des amateurs ! Il y a du choix, même si les variantes de bâtiments 3D auraient pu être plus nombreuses. On notera également la présence d’icônes qui permettent d’identifier facilement les problèmes des administrés. Très pratique pour identifier, entre autres, les zones qui ne sont pas alimentées en eau potable ou raccordées au réseau électrique.

Toujours aussi intuitif à la manette !

En comparaison des jeux PC, il faut reconnaitre que cette adaptation console est assez réussie. Bien qu’il soit un peu plus délicat de tracer des routes à la manette qu’avec une souris. L’outil “zone”, en particulier, se révèle très pratique pour rapidement développer un secteur et étendre une ville. Autre aspect intéressant pour les amateurs de gestion et de simulateurs économiques : en tant que Maire, il vous revient de décider de la politique de la ville à travers les impôts et les arrêtés municipaux. Pour vous affirmer maire écolo (qui recourt aux éoliennes) ou « pro-nucléaire » favorable à l’implantation de centrales. Côté transports, “Cities Skylines” bénéficie d’une excellente lisibilité. Il est donc facile de désengorger vos routes, avec l’ajout d’un métro, un réseau de bus ou l’intégration d’un aéroport ! Pour conclure, au vu du manque de représentants du genre sur console, nous aurions tort de passer à côté de ce remake. D’autant que cette adaptation Xbox One est clairement une bonne pioche. Les fans de la première heure trouveront que le résultat est assez proche de la version PC. À l’usage, nous avons particulièrement apprécié l’accessibilité du jeu et ses nombreuses subtilités du gameplay. Quant au rendu visuel, ce portage est loin de nous avoir déçus, même s’il ne faut pas s’attendre à être spécialement émerveillé. Dans le registre “jeu de gestion”, les textures et modélisations 3D sont honorables. La lisibilité ambiante est aussi un des bons points. Bref, n’hésitez pas si vous aimez ce style de jeu trop rare de nos jours.

Note 16/20

“Cities Skylines – Xbox One Editon” renforce le catalogue d’exclusivités de Microsoft avec un titre plaisant et accessible qui mérite le détour ! Déjà connu des joueurs PC, “Cities Skylines” est assurément l’un des meilleurs représentants du genre. Un jeu de gestion familiale qui plaira à un large public. Que l’on opte pour une approche “bac à sable” – sans limite de finances – ou pour l’aspect “gestion” old-school, le résultat est vite captivant. À ne pas manquer si vous n’avez pas déjà la version PC.

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