Grâce à Arkane Studios (sous pavillon Bethesda) le « Made in France » est à l’honneur sur la scène mondiale du jeu vidéo. Déjà plébiscité pour sa série « Dishonored », nous découvrons avec « Prey » un nouveau FPS tout aussi efficace qui nous immerge dans l’espace en compagnie de créatures extraterrestres. Un voyage qui démarre très fort et ne manque pas d’adrénaline !

Disponible sur PC, PlayStation4 et Xbox (depuis mai 2017), « Prey » marque le retour aux sources d’Arkane Studios avec un nouveau FPS orienté « old-school », à l’instar du mythique « Half-Life » de Valve. Laissant un peu de côté sa célèbre série « Dishonored » unanimement acclamée, les Lyonnais optent cette fois pour une aventure qui se situe dans l’espace, à bord de la station américano-russe baptisée « Talos 1 ». Plongé dans un futur proche (2034), sous les traits de Morgan Yu (personnage masculin ou féminin), vous allez devoir faire preuve de réflexes et de sang froid pour survivre à une invasion de créatures extraterrestres à bord de la station. L’introduction de « Prey » est tout simplement géniale et ne manquera pas de vous surprendre ! Naturellement, nous n’éventerons pas sa nature mais, visuellement, cela démarre très fort (une fois la baie vitrée de votre appartement cassée)… A ce propos, la technique est une fois de plus parfaitement maîtrisée. Arkane reste une pointure en matière de créativité et d’architecture 3D. Les décors sont très impressionnants et contribuent au charme du jeu. Testé à partir de la version PS4, le soft affiche des graphismes soignés et riches en détails. La mise en scène et l’approche artistique ont fait l’objet d’un travail approfondi, tout comme la série « Dishonored ». Il en ressort certaines proximités et quelques références à l’ami Gordon Freeman de Half-Life (Valve). Dont la combinaison accrochée au mur que l’on découvre en début de partie ou la pseudo “clé à molette” qui rappelle celle figurant dans « Oppoising Force », l’addon de Half-Life. Outre la nécessité de collecter des armes, munitions et kits de survie, Morgan Yu doit constamment mener l’enquête sur les origines de cette invasion alien. Pour cela, il faut examiner chaque recoin de la station et éplucher les ordinateurs (via les mails) et fouiller les corps qui gisent au sol. A ce propos, rappelons que “Prey” est un FPS mature (PEGI 18+). Il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains. Côté gameplay, la recette est efficace, avec des mécanismes de jeu un tantinet « old-school » couplé à des éléments de RPG qui évoqueront (aux plus anciens d’entre nous) les mythiques « System Shock » parus sur PC dans les années 90. Autre référence : à l’instar du premier « FarCry » (Ubisoft), vous serez guider par radio – dès le début de l’aventure – par un allié bienveillant… La localisation VF est, dans l’ensemble, relativement efficace, avec des bruitages immersifs et des comédiens qui jouent plutôt justes.

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Entre hommage et innovation

Si l’introduction démarre fort, l’architecture de « Prey » est plutôt bien pensée. Au-delà de l’exploration de la station, vous aurez à collecter de multiplies armes (dont l’indispensable fusil à pompe et le Gloo Gun que nous vous laissons découvrir…). Par la suite, notre héros (ou héroïne) se retrouve doté(e) de capacités spéciales, via les « Neuromods » que l’on collecte au fil de la progression. L’objectif est de pousser le joueur à arpenter les couloirs de « Talos 1 », tel un survivant façon « Dead Space » (EA) tout en s’émerveillant du travail architectural du studio français. Si vous avez aimé le dernier « Resident Evil 7 » (Capcom) pour son côté angoissant – grâce à l’ajout de la vue subjective -, vous pouvez éventuellement rechercher le grand frisson avec « Prey » et son atmosphère oppressante… Pourtant, malgré un ambiance parfaitement calibrée, le soft de Bethesda n’est pas si effrayant que l’on pourrait le penser via sa jaquette. Reste que la recette fait mouche avec des combats nerveux, des passages inquiétants et des adversaires particulièrement bien animés, dont certains très originaux ! Par ailleurs, vous constaterez rapidement qu’au corps à corps, il n’est pas rare d’avoir un coup de sang, en voyant les créatures fondre sur vous… Pour le reste, la structure est plutôt classique. Une fois familiarisé avec les mécanismes de jeu, l’aventure pousse à poursuivre de secteur en secteur. Notez qu’à l’instar du mythique « Doom » (id Software), il est également nécessaire de collecter des cartes de sécurité pour accéder aux autres zones. Bien vu aussi : les passages en “gravité zéro”, couplés à l’utilisation du jetpack. Ce qui renouvelle le rythme, mais se révèle vite délicat pour les néophytes… Précisons que « Prey » propose plusieurs niveaux de difficulté. Ce qui lui permet de s’adresser à un large public.

Un FPS qui marquera l’année 2017

Après avoir arpenté « Talos 1 », le bilan est indéniablement positif. Certes, il arrive de constater que certains environnements ne sont pas toujours irréprochables mais, dans l’ensemble, les décors impressionnent et tirent partie du CryEngine. En résumé : si vous aimez les jeux vidéo qui se déroulent dans l’espace ou plus généralement la science fiction, « Prey » devrait vous plaire ! De notre point de vue, son originalité est un vrai plus et complète ingénieusement l’offre en matière de FPS. A quelque mois de la sortie du nouveau « Call of Duty » (Activision) sur la Seconde Guerre mondiale, Arkane et Belthsda ne se contentent pas de recycler. Au-delà des hommages aux mythiques FPS des années 90, les Lyonnais de chez Arkane ont su insuffler une bonne dose d’originalité et cela mérite clairement le détour. Ami lecteur, fan de FPS, il est grand temps d’aller visiter « Talos 1″…

Note 17/20

Arkane Studios nous démontre une nouvelle fois sa parfaite maîtrise des FPS. Cette nouvelle licence brille par une réalisation soignée et une ambiance orientée « survie » envoûtante. Nerveux à souhait et intégrant des éléments de gameplay propres aux RPG, “Prey” ravira les fans d’univers futuristes et ceux en quête de renouveau. Fort d’une approche “old-school” assumée, cette nouvelle création impressionne et fascine. Un rendez-vous à ne pas manquer si vous avez aimé « Dishonored ».

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